La soirée slam « Maloba », traduit en français « parole » est l’intitulé du spectacle slam organisé le samedi 01 février 2019 à Tshangu plus précisément à Ndjili par le collectif « Mwatshaslam » compris mwana tshangu slam.

C’est l’espace « Retrouvaille » situé presqu’en plein air qui été choisi pour accueillir la sortie officielle de ces jeunes de la Tshangu qui se sont constitués en collectif pour faire la promotion, qui du reste locale, de cet art régit par la parole avec tantôt un fond sonore d’accompagnement et définie par certains comme la poésie chantée.

C’est le slameur Negue Fly Nsau qui a ouvert les hostilités avec « je slame » ensuite avec son texte descriptif intitulé « Mwana Tshangu »; un texte tiré de son recueil qui porte le même nom « Mwana Tshangu ». Une prestation slamique qui est intervenue, évidemment, après s’être donné la peine d’expliquer à ce public assidu de Ndjili, ce que c’est le slam.

Le Micro porté par un pied-micro, a ensuite été cédé à Lyricomane pour faire la déclamation de son recent tube « mon pays » avec le défilement du clip sur l’écran situé juste à son arrière. L’on pouvait s’en dire qu’il s’agissait d’un « pays back » en direct.

Une soirée visiblement garnie en diversité marquée par le passage, à tour de rôle, des slameurs de la Tshangu dont Shekina d’Afrique qui a fait « lune d’amour », un texte qui parlait de la lune qui apparait dans le ciel pour donner de l’espoir. Dans ce texte purement amoureux, il s’agissait de la vénération de la femme.

Youssef Branh, l’homme de « sans pareil », son single lancé le 31 janvier 2018, est revenu sur « à qui s’inspire le poète », un texte qui parlait encore de la femme cet être sublime vénéré par plus d’un à cause, très certainement, de son rôle majeur au côté de l’homme ou mieux dans la société. Son second texte de la soirée était celui où le public répondait « kaka boye ». C’était donc, selon la compréhension, une façon de réprimander ce qui se passe dans son Rd-Congo natal.

Plusieurs jeunes pratiquant cet art littéraire ont égaillés le public de Ndjili entre autre Tipa slam qui déclama du vécue de son enfance, Necredo, Many love et autres qui certains sont allés même à toucher l’instinct maternel avec l’hymne maternelle.

« Un moment de partage slamical entre les jeunes slameurs et le public en vue de promouvoir cet art littéraire, qui, selon un constat, semble méconnu dans le district de la Tshangu, » a laissé entendre Youssef Brahn, le coordonnateur de « Mwatshaslam », ce collectif des jeunes de la Tshangu qu’accompagne la plateforme culturelle internationale Ciel-Bleu avec en appui son magazine numérique « Ciel-Bleu Actu », vu comme la référence de la culture africaine.

Un accompagnement qui pourrait, sans nul doute, aboutir à un festival de Slam dans cette partie ouest de Kinshasa pour ainsi atteindre la promotion du slam dans ce district le mieux peuplé comme le soutient plus d’un.

Blaise Puala

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