A l’occasion du lancement de la médiathèque numérique Matonge Lisolo, la structure Kongo Drama Compagny a présenté ce vendredi 10 janvier 2020, la comédie musicale « Lisolo ya Matonge ». C’est à l’espace historique « Ndaku ya la vie est belle », situé sur l’avenue Digba n°14, au quartier Matonge II, à quelques encablures du Complexe Scolaire Monseigneur Moke, dans la commune de Kalamu.

Cette médiathèque numérique se veut un projet d’enregistrement et conservation des histoires du quartier Matonge où a vecu feu l’artiste musicien Shungu Wembadio dit Papa Wemba Ekumani le nkuru, le vieux Mzee pour ne citer ceux-là parmi tant d’autres appellations.

Matonge Lisolo s’avère être un outil didacticiel pouvant permettre aux générations futures de s’imprégner de l’histoire perpétrée du premier quartier noir de Léopoldville, l’actuelle ville province de Kinshasa.

Initiateur de ce projet, Fabrice Don De Dieu Bwabulamutima s’est dit heureux quant à la matérialisation dudit projet dont l’ébauche a été une réussite effective.

Pour lui, les artistes congolais sont censés écrire, par le biais de l’art, la véritable histoire de notre pays à travers des projets artistiques très innovants.

Il a, en outre, placé un accent aigu sur les repères historiques qui serviront des bases de données conservatoires des histoires fabuleuses de la RDC. Il envisage qu’à la longue, l’espace historique « Ndaku Ya la vie est belle » devienne une sorte d’echo-musée où toutes les histoires de nos villes et autres seront conservées.

« Lisolo ya Matonge », la pièce théâtrale de comédie musicale jouée pour la circonstance, a remémoré, sans vergogne, tous les faits marquants et historiques du quartier Matonge. Ceci a été un pragmatisme pédagogique pour faire revivre à tous les participants à cette assise, la succession séquentielle et chronologique des événements glorieuses et historiques de ce quartier de l’époque coloniale à ce jour.

« Lisolo ya Matonge », il sied de souligner, est une mise en scène de Fabrice Don de Dieu Bwabulamutima, organisateur de cet événement et a été exécutée par les artistes bouffis de virtuosités artistiques comme Linda Ikwa, Indrix Manoll, Martin Chola, Naomie Kipulu, Romeo Mayola, Sarah Pambu et Patrick Owen sous la conduite technique de Patrick Massamba.

Par la même occasion, une exhibition de la performance artistique Boloko (Prison en français) présentée par l’artiste Sarah Ndele accompagnée d’un autre artiste Bonaza a agrémentée cette activité.

A retenir que cette performance est, selon elle, un combat révolutionnaire en soi pour se battre contre les affres de la vie en espérant à un avenir meilleur malgré la souffrance, épreuves, problèmes que nous traversons présentement pendant notre jeunesse et il tient lieu de ne pas s’arracher les cheveux et de s’accrocher à son destin jusqu’au bout de ses ongles.

Présent à cette cérémonie du lancement de la médiathèque numérique Matonge Lisolo, Fabrice Mukala, artiste, metteur en scène et chorégraphe du ballet national, a salué cette belle initiative fabuleuse tout en félicitant l’initiateur ainsi que les membres de son staff d’organisation.

« Matonge Lisolo » est une façon de sauvegarder une culture qu’aujourd’hui beaucoup de Kinois en particulier et Congolais en général ont jetée dans les oubliettes. « Pour parler d’un quartier à Kinshasa, il faut nécessairement y avoir vécu durant de longues années. Par ce projet, tout aborigène de Matonge ou Congolais consciencieux va appréhender la véritable histoire glorieuse de Matonge. Outre, j’encouragerai que d’autres communes puissent emboiter les pas. »

Au termes de cette première étape de Matonge Lisolo qui s’est clôturée avec faste, l’orchestre Bakolo Musique a fait revivre la belle époque avec des chansons anthologiques datant de très longtemps et l’ambiance a été au bon enfant.

Par ailleurs, L’espace Ndaku ya La vie est belle reste ouvert au public. Ainsi, un appel pressant est lancé aux nécessiteux de passer pour palper du doigt la réalité de « Matonge Lisolo, un quartier très mouvementé de la ville-province de Kinshasa qu’on qualifie affreusement de capitale de l’ambiance.

Masand Mafuta

 

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