André Lufwa Mawidi, 97 ans, Artiste-Concepteur de la statue légendaire du «batteur de tam-tam» de la Foire internationale de Kinshasa, FIKIN, serait entre la vie et la mort. Son état de santé est très critique, apprend-on d’une source proche de la famille, qui lance un appel pathétique aux personnes de bonne volonté d’apporter assistance à ce grand sculpteur congolais terrassé par la maladie depuis plusieurs mois. Alors qu’il n’a jamais joui de ses droits d’auteurs, le vieillard n’attend que sa mort prochaine. Mais, avant de s’en aller,  il souhaite voir son pays, la RDC, lui rendre un hommage de son vivant avec tous les honneurs mérités pour la valeur de son œuvre qui est une fierté pour l’image de la Capitale rd-congolaise.    

Pendant qu’André LUFWA souffre sur le lit de l’hôpital sans soutien des autorités, le Gouvernement, par l’entremise du ministère du Commerce extérieur, entend décaisser une somme de 1, 344 million de dollars américains pour la réhabilitation de neuf pavillons la FIKIN.
Ce projet de modernisation s’inscrit dans le cadre des travaux de réaménagement de certains sites à Kinshasa qui devront accueillir les Jeux de la francophonie de 2021.

L’on se souviendra combien cet artiste a toujours crié haut et fort pour rentrer dans ses droits à la SOCODA qui ne lui rétribue pas son droit de créateur de son œuvre, « le Batteur de tam-tam». Et pourtant, cette statue référence et historique fait l’objet d’une grande attraction à la Fikin, un service public à caractère commercial, industriel, agricole et artisanal.

Elle est également un parc d’attraction avec des activités récréatives et culturelles qui attirent plus d’un million des populations et touristes chaque année.  Or, les visiteurs qui y arrivent, sont d’abord frappé par l’imposante statue du batteur de tam-tam. Cette œuvre gigantesque d’une rare beauté architecturale érigée à l’entrée même pour souhaiter la bienvenue au public. Il faut reconnaître que grâce à l’œuvre de Lufwa, la FIKIN génère une bonne recette mais l’auteur ne se retrouve pas.

André Lufwa entouré du DG de l’ABA, de maître Lema, du professeur Lupwushi Mbuyamba, des diplomates et autres artistes lors de young Congo Biennale

«N’attendez pas sa mort pour venir avec des gerbes de fleurs, soit disant pour rendre hommage à l’illustre disparu, alors que de son vivant, il a été  abandonné», fustige un des membres de la famille de l’artiste.

Laprosperiteonlime.net /Ciel Bleu

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